Étude Scientifique sur les vertus anti-cancer de l'Aloe Arborescens :

Objet : Étude comparative de l’efficacité de la chimiothérapie par rapport à la chimiothérapie + Aloe Arborescens chez des patients atteints d’un cancer métastatique.

Paolo Lissoni, Franco Rovelli, Fernando Brivio, Romano Zago, Massimo Colciago, Giuseppina Messina, Adelio Mora et Giorgio Porro.

Division of Radiation Oncology, Division of Surgery, St. Gerardo Hospital, Monza, Milan; Aloe Foundation, Isernia; I.N.R.C.A Laboratory of Analysis, Lecco, Italy

Résumé de l'étude :

Introduction :

Les progrès récents dans l’analyse de l’immunobiologie tumorale suggèrent la possibilité de manipuler biologiquement l’efficacité et la toxicité de la chimiothérapie anticancéreuse au moyen de substances immuno-modulatrices endogènes ou exogènes.

L’aloès est l’une des plantes présentant une forte activité anticancéreuse et sa propriété antinéoplasique (contre les tumeurs) est due à au moins trois mécanismes différents :

  • Antiprolifératifs
  • Immunostimulants
  • Antioxydants

L’action antiproliférative est déterminée par les molécules anthracéniques et anthraquinoniques.

L’activité immunostimulante est principalement due à l’acémannane.

Patients et méthode :

Pour cette étude, 240 patients atteints de tumeur solide métastatique ont été divisés en 2 groupes pour recevoir une chimiothérapie avec ou sans Aloe Arborescens.

Les patients atteints du :

  • Cancer du poumon ont été traités avec du Cisplatine et de l’Étoposide ou de la Vinorelbine hebdomadaire
  • Cancer colorectal ont reçu de l’Oxaliplatine et du 5-Fluorouracile (5-FU)
  • Cancer de l’estomac avec du 5-Fluorouracile hebdomadaire
  • Cancer du pancréas a reçu de la Gemcitabine hebdomadaire.

L’Aloe Arborescens a été administré par voie orale à raison de 10 ml trois fois par jour.

Résultats :

Le pourcentage de régression des tumeurs était significativement plus élevé chez les patients traités en parallèle avec l’Aloe que par la chimiothérapie seule.

Le pourcentage de patients ayant survécu après 3 ans était également significativement plus élevé.

Conclusion :

Cette étude suggère que l’Aloe Arborescens pourrait être associé avec succès à la chimiothérapie pour augmenter son efficacité en termes de taux de régression tumorale et de durée de survie.

Étude détaillée :

Introduction :

L’association entre la chimiothérapie anticancéreuse et les agents modificateurs de la réponse biologique (présents dans l’Aloe Arborescens) consiste à prévenir les dommages induits par la chimiothérapie, de la réaction immunobiologique anticancéreuse du patient.

Une grande variété de molécules naturelles à activité immunostimulante ont été isolées à partir de plantes couramment utilisées en médecine traditionnelle de manière empirique, notamment d’Aloès, de Cannabis indica et de Myrrhe.

Les informations immunobiologiques disponibles à ce jour pourraient justifier l’utilisation clinique de ces trois plantes dans le traitement palliatif des tumeurs cancéreuses humaines, au moins pour améliorer l’efficacité et la tolérabilité des traitements anticancéreux standard, y compris la chimiothérapie et la radiothérapie.

Malgré les différences dans la structure chimique de leurs molécules, l’activité anticancéreuse de l’aloès, du cannabis et de la myrrhe repose sur des mécanismes très similaires, consistant en des effets antiprolifératifs, immunostimulateurs, anti-inflammatoires et antioxydants.

Plus spécifiquement, les effets antitumoraux et antiprolifératifs de l’aloès sont principalement exercés par des substances similaires à l’aloénine, à savoir l’aloès-émodine, dont l’action oncostatique (freine le développement des tumeurs) s’est avérée particulièrement évidente contre les lignées cellulaires du cancer neuroendocrinien.

Par ailleurs, les propriétés immunostimulatrices de l’aloès dépendent principalement de l’acémannane et du glycomannane (14), dont l’action stimulante sur l’immunité anticancéreuse est due, en partie, par l’inhibition de la sécrétion d’interleukine (IL) -10, entraînant une augmentation de la production d’IL-2, qui joue un rôle fondamental dans la génération de l’immunité anticancéreuse.

Les propriétés anticancéreuses de l’aloès ont été confirmées par plusieurs études expérimentales in vitro et in vivo (16, 17), révélant que l’activité anticancéreuse de l’aloès ne dépend pas uniquement de son effet immunomodulateur, comme on le croyait jusqu’à récemment, mais également d’une inhibition directe de la prolifération des cellules cancéreuses par le biais de molécules de type aloénine.
Cette découverte n’est pas surprenante puisque l’aloénine et d’autres molécules similaires peuvent être classées dans le groupe des substances anthracéniques et anthraquinoniques, dont les effets cytotoxiques anti-prolifératifs sont bien connus.

Les patients :

L’étude comprenait 240 patients consécutifs atteints d’une tumeur solide métastatique, traités par chimiothérapie avec ou sans traitement à l’aloès. L’étude a été réalisée en utilisant la variété : Aloe arborescens.

Les critères d’éligibilité étaient les suivants:

  • Tumeur solide métastatique confirmée histologiquement;
  • Diagnostic histologique du cancer du poumon ou de la tumeur du tractus gastro-intestinal;
  • Lésions mesurables, pas de chimiothérapie antérieure pour la maladie métastatique;
  • Aucune possibilité de tolérer les polychimiothérapies les plus agressives en raison d’un faible indice de performance, de l’âge et / ou de maladies concomitantes importantes autres que le cancer;
  • Pas de métastases cérébrales et pas de double tumeur.
  • La maladie métastatique a été établie par tomodensitométrie et / ou RMN ou PET.
  • En outre, le diagnostic d’état clinique médiocre a été établi sur la base d’une PS faible et / ou de maladies associées telles que le cancer.

Le protocole expérimental a été expliqué à chaque patient.

Un consentement écrit a été obtenu.

Les traitements :

Selon l’histotype de la tumeur, les sites de métastases et le type de chimiothérapie, les patients ont été divisés en 2 groupes pour recevoir une chimiothérapie seule ou une chimiothérapie avec l’aloès.

La chimiothérapie consistait :

  • Pour le cancer pulmonaire non à petites cellules (CPNPC) chez des patients présentant un état clinique bon ou mauvais : Cisplatine (CDDP) + Étoposide (VP-16) ou Vinorelbine (VNR) hebdomadaire
  • Pour le cancer pulmonaire à petites cellules (CPPC) : CDDP + VP-16.
  • Pour le cancer colorectal : Oxaliplatine (OXA) à faible dose + 5-Fluorouracile (5-FU).
  • Pour le cancer gastrique : 5- FU hebdomadaire.
  • Pour l’adénocarcinome pancréatique : Gemcitabine (GEM) hebdomadaire.

L’Aloe Arborescens a été administré :

  • Par voie orale
  • À raison d’une dose de 10 ml
  • Trois fois par jour
  • Chaque jour sans interruption
  • Pendant ou après la chimiothérapie

Le mélange était composé de :

  • 300 g de feuilles fraîches d’Aloe Arborescens
  • 500 g de miel
  • 40 ml d’alcool à 40%,

Le mélange d’Aloe a été fourni par Deca (Isernia, Italie).

La réponse clinique et la toxicité ont été évaluées selon les critères de l’OMS.

L’indice de performance a été évalué par le score de Karnofsky.

Les réponses cliniques ont été évaluées radiologiquement après au moins trois cycles de chimiothérapie en répétant les mêmes examens radiologiques que ceux utilisés avant le début de la chimiothérapie, notamment la tomodensitométrie, la Résonance Magnétique Nucléaire et la Tomographie par Émission de Positrons.

Les patients ont été surveillés chaque semaine par des tests de laboratoire de routine.

Les numérations lymphocytaires ont été déterminées par analyse hémochromocytométrique. L’évaluation des symptômes subjectifs, tels que la fatigue et l’asthénie, a été évaluée par un rapport individuel.

Analyses statistiques :

Les résultats ont été analysés statistiquement par le test du khi-deux, le test t de Student et l’analyse de variance, selon le cas.
Les courbes de survie ont été tracées par la méthode de Kaplan-Meier et évaluées statistiquement par le test du log-rank. Les différences ont été considérées comme statistiquement significatives lorsque les valeurs p étaient <0,05.

Résultats :

La réponse clinique observée dans les deux groupes de patients est rapportée dans le tableau ci-dessous :

  • Réponse complète : Disparition totale de tous les signes de la maladie après le traitement.
  • Réponse partielle : La tumeur a diminué d’au moins 50% sans pour autant, avoir complètement disparu.
  • Maladie stable : Désigne l’absence de diminution ou d’augmentation des anomalies tumorales pendant le traitement.
  • Maladie contrôlée = Réponse complète + partielle + stable
  • Maladie en progression : L’état de santé du patient évolue défavorablement (augmentation de la tumeur…)

Nous pouvons déjà observer que les pourcentages de réponses complètes et de réponses partielles obtenus chez les patients traités de façon concomitante par l’aloès sont significativement plus élevés comparativement à ceux recevant une chimiothérapie seule (40/119 (34%) vs 23 / 121 (19%).

Le nombre de guérisons complètes (réponses complètes) est 3 fois supérieur dans le groupe utilisant l’Aloe Arborescens.

L’aloès a été bien toléré chez tous les patients et aucun effet indésirable métabolique n’a été observé.

En outre, aucune toxicité liée à l’aloès, y compris des vomissements et une diarrhée, ne s’est produite.

  • La figure 1 illustre les courbes de survie à 3 ans obtenues chez des patients traités par chimiothérapie seule ou chimiothérapie avec aloès.Comme indiqué, le pourcentage de survie à 3 ans obtenu chez les patients traités de manière concomitante par aloès était significativement plus élevé que celui observé dans le groupe de chimiothérapie seule.

 

  • Sur la figure 2, nous pouvons observer que le nombre moyen de lymphocytes observé après le traitement chez les patients traités de façon concomitante avec de l’aloès était significativement supérieur à celui observé dans le groupe traité par la chimiothérapie seule aucune différence n’ayant été observée avant le début de la maladie. traitement.

Enfin, la chimiothérapie a été nettement mieux tolérée chez les patients traités de manière concomitante à l’aloès.

  • L’apparition d’asthénie et/ou de fatigue était significativement moins fréquente chez les patients recevant un traitement concomitant par aloès par rapport à ceux recevant une chimiothérapie seule (31/119 (26%) par rapport à 56/12 (46%).

 

  • La constipation induite par le Vinorelbine était significativement moins fréquente dans le groupe aloès que chez les patients traités avec le Vinorelbine seul (3/17 (18%) par rapport à 12/17 (71%).

 

  • La neurotoxicité induite par l’Oxaliplatine, associée à des troubles paresthésiques, était également moins fréquente chez les patients recevant de l’aloès par rapport à ceux traités par chimiothérapie seule (6/21 (29%) contre 9/21 (43%)).

Conclusion :

Les résultats de cette étude confirment les précédentes études cliniques préliminaires qui avaient déjà montré l’efficacité d’extraits d’aloès dans le traitement palliatif des patients atteints d’un cancer métastatique incurable :

  • Soit pour améliorer leur qualité de vie
  • Soit pour prolonger leur survie (22).

Outre ces résultats antérieurs, cette étude démontre l’efficacité de l’aloès en association avec la chimiothérapie anticancéreuse.

Ainsi, les extraits d’aloès peuvent non seulement exercer un effet anti-tumeurs direct, mais aussi renforcer l’efficacité de la chimiothérapie en termes de taux de régression tumorale et de durée de survie, ainsi que de réduction de certaines toxicités.